Canalblog Tous les blogs
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Mon îlot soleil

Publicité
26 juillet 2026

De la rue de Paris à l'Avenue de la Victoire (2)

Notre visite achevée, nous sortons du Jardin de l'Etat

pour descendre la rue de Paris,

qui s'est appelée Grande rue en 1725

puis Rue Royale en 1777  pour devenir en 1810 rue Impériale

et prends enfin son nom de rue de Paris le 21 juillet 1848.

On rencontre encore de jolies demeures créoles dans la ville

mais c'est surtout ici que vivait l'élite coloniale au XIXème siècle.

 

La première qui attire mon regard est celle-ci, la maison Ravate.

Construite à Saint-Paul, entièrement chevillée, elle est démontée et reconstruite 

à Saint-Denis en 1870.

 J'aime sa véranda fermée qu'on devine derrière le haut mur d'enceinte 

et aussi son magnifique portail...

 

La voici ouverte et de blanc vêtue sur cette photo empruntée à RandoPiton.re

 

La maison Barbot

construite en 1831,son jardin est redessiné vers 1926

et sa dernière restauration date des années 60

 

Il y a quelques décennies :

la longue allée composée de carreaux de terre cuite 

est bordée de parterres fleuris et de bassins ronds où chante une eau claire.

Des bustes en marbre et des vases d'ornement en fonte,

vases Médicis à anses, agrémentent un jardin luxuriant... 

Mais aujourd'hui... 

 La maison et les ornements, classés au Monuments Historiques, attendent leur rafraichissement.

Mais la voici plus loin dans le temps...

 

 

La maison de la Région

longtemps connue sous le nom de ''maison du Général''

car elle a longtemps servi de logement de fonction 

au général commandant des forces armées basées à la Réunion.

 

Construite dans les années 1840, elle est modifiée en 1926,

fronton, balcon et portail en fer forgé sont rajoutés.

Elle est à nouveau modifiée entre 2004 et 2006

Rachetée par la Région en 1999, elle a été restaurée pour devenir un espace institutionnel et culturel.

(Ce jour-là, il devait y avoir un concert de musique classique sous la véranda) 

 

Plus loin dans le temps...

 

La Maison Carrère 

Dans les années 1820 la maison est une demeure en bois avec un simple rez-de-chaussée....

Elle connait de nombreux propriétaire avant d'être rachetée en 1905

par un riche négociant en sucre, Raphaël Carrère.

Celui-ci effectue d'important travaux et rajoute un étage 

afin d'y abriter sa nombreuse famille.

Il fait également installer un magnifique portail.

Au cours des années 90 elle est laissée à l'abandon...

En 1998 elle est inscrite en totalité à l'inventaire supplémentaire 

des Monuments Historiques.

En 2001 un grand chantier de restauration est lancé 

En 2009 elle devient l'office de tourisme de Saint-Denis.

 

Cette photo, plus jolie que la mienne, je l'ai empruntée au ''Quotidien de la Réunion'' 

J'ai encore quelques maisons à vous montrer mais je m'arrête là pour aujourd'hui, histoire de ne pas vous faire attendre des lustres ! J'espère que vous avez aimé ces maisons. Elles font toutes partie d'un patrimoine aujourd'hui protégé, et toutes seront restaurées.

J'espère que vous êtes loin de tous ces incendies,

nous voyons des images terribles aux info, quel malheur !

Une pensée émue pour ceux qui ont tout perdu 

et pour les vaillants pompiers, ces héros !

Un grand bravo à tous les bénévoles qui se mobilisent pour aider.

 

Publicité
13 juillet 2026

De la rue de Paris à l'Avenue de la Victoire... (1)

Il y a quelques jours semaines nous avons été nous promener

dans le chef-lieu, notre ''capitale'', Saint-Denis, 

 dans le nord de l'île, à une centaine de kilomètres de chez nous.

Le ciel n'était bleu qu'à petites touches,

mais nous n'avons pas eu de pluie.

J'avais envie de revoir la rue de Paris, non pas parce que j'y suis née,

mais parce que je trouve à toutes ces demeures créoles un charme fou...

Nous avons eu la chance de pouvoir nous garer tout en haut de la rue

devant le jardin de l'Etat qui abrite le Muséum d'histoire naturelle.

Je vous propose d'en faire un tour rapide à travers quelques photos...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 La photo n'est pas terrible mais je voulais vous montrer ce bel escalier,

photographié en 2010, il n'était plus en service lors de notre dernière visite.

Comme j'ai encore beaucoup de photos à vous faire voir,

je vais m'arrêter là pour aujourd'hui mais je reviendrai rapidement 

pour la suite !

J'espère que vous ne souffrez pas trop de la chaleur !

Prenez soin de vous, à bientôt !

 

25 juin 2026

L'hiver est là, voici l'été ;)

 

Tandis que vous souffrez de la chaleur,

chez moi l'hiver est arrivé.

Oui, dans la nuit de lundi à mardi très précisément.

Nous l'avons entendu souffler et cracher toute la nuit

 et c'est son souffle froid qui nous a réveillé de bon matin !

Bon, tout est relatif, là où je dis ''froid'' vous diriez sans doute ''frais''

mais toujours est-il que nous avons ressorti les jeans et les gilets !

J'avais donc envie de tourner mon regard vers l'été avec Lylou,

qui nous demande de présenter les fruits et fleurs de cette saison,

mes photos ne sont donc pas récentes...

 

 

Quelques fruits de mon été que vous connaissez sans doute...

L'ananas victoria, petit mais tellement parfumé et sucré, le meilleur au monde !

La mangue ''José'' ma préférée ! Il en existe de nombreuses variétés,

presque 300 à la Réunion paraît-il, mais je n'en connais que trois ou quatre...

Avec les mangues vertes nous faisons un ''rougail'' avec du piment

que nous mangeons avec notre riz accompagné de cari. Hmmm....

Le fruit de la passion n'a jamais été mon fort jusqu'à cette année...

Maintenant j'attends la prochaine saison avec impatience !

Et puis le letchis (et pas litchis) 

Les premiers de la saisons, encore bien acides, coûtent entre 15 et 20 euros le kilo !

Lorsqu'ils sont à 2euros, vous vous régalez !

Un autre fruit de l'été que j'aime énormément,

c'est le longani. Plus petit que le letchis, sa pulpe translucide et sucrée est également savoureuse...

 

Quant aux fleurs, elles sont presque toutes présentes toute l'année

Mais nous ne voyons fleurir nos flamboyants qu'en décembre !

 

J'espère ne pas avoir été trop bavarde !

Je pense à vous, tous, et je viens vous voir dès que je peux,

en attendant je vous embrasse !

 

5 juin 2026

Jeu de plumes...

Je participe encore une fois, avec beaucoup de plaisir,

 au défi de Soène : ''Les plumes d'Asphodèle''

Je n'avais pas prévu de suite à mon dernier texte 

mais comme certaines d'entre vous auraient voulu savoir ce qui arrivait ensuite 

(J'avoue que je me suis sentie flattée, merci !)

je suis retournée au village mener mon enquête ;) 

Je n'ai pas vraiment trouvé d'explication,

ça viendra peut-être, en attendant je vous propose une suite 

avec les mots suivants :

 

Courroux de Lilou - Vaudou de SgrA* - Roudoudou de Jill Bill -  Jaloux d'Ecrisdelle - Hibou(x) de Béa KimCat  -  Bambou de Marie-Sylvie  -  Voyou d'Annick  - Gourou de Laureen - Chou(x) de Lydia et bijou de moi-même.  Le texte doit faire 600 mots, le mien en compte 588.

 

Beaucoup de temps était passé, le petit Imou avait grandi, il allait à l’école où il faisait preuve d’une remarquable intelligence. Agnès était très fière de cet enfant solitaire qui ne trainait jamais avec les petits ’’voyous’’ du village. Elle avait changé elle aussi, ne s’occupant plus que de son petit garçon et de son champ où elle faisait pousser patates, maniocs et divers légumes dont elle faisait commerce avec les gens du village.

Lorsqu’un beau jour la camionnette du facteur avait traversé l’unique chemin pour s’arrêter devant chez elle, d’un seul cœur, le village entier avait repensé à Ingemund. Agnès, qui était au champ à repiquer des choux,  s’était levée d’un bond au bruit du klaxon. Son cœur s’était mis à battre la chamade. Elle avait remercié le facteur tout en évitant les paires d’yeux jaloux braquées sur elle de derrière les haies fleuries.

La lettre dans son corsage, elle avait rapidement contourné sa case pour aller jusqu’au bac en fer blanc adossé à la petite cuisine au feu de bois, il gardait une eau fraiche au gout ferrugineux qui servait aussi bien à se désaltérer qu’à cuisiner ou se laver car il n’y avait pas d’eau courante. Elle en avait avalé une grande moque* pour se ressaisir.

Déjà les femmes l’appelaient, venant aux nouvelles. Faisant fi de leur éventuel courroux, elle n’avait pas répondu. Ce moment était le sien. Sans même y penser, elle avait pris la direction de la forêt. Lorsqu’elle avait besoin de se retrouver seule avec elle-même elle aimait monter jusqu’à une épaisse touffe de bambous qui dominait le paysage. Assise là sur une grosse pierre, elle pouvait voir la mer immense, scintillant sous le soleil, le spectacle était toujours merveilleusement apaisant…

Elle avait sorti la lettre de son corsage et avait contemplé un instant l’écriture penchée et élégante dont elle gardait un souvenir ébloui. Une foule d’images lui étaient revenue d’un coup : il était là, lui parlant de tant de choses qu’elle ne savait pas. Il était son gourou, son ami, son amant tout cela à la fois… De ses doigts tremblants elle avait ouvert l’enveloppe et déplié la feuille de papier. à ce moment-là quelque chose en était tombé qu’elle n’avait pas regardé tout de suite tant les mots qui dansaient devant ses yeux lui semblaient empreints de magie. Elle les avait caressés du bout des doigts, regrettant amèrement de ne pouvoir comprendre ce qu’ils disaient… Mais peu lui importait, il était bien en vie quelque part et avait pensé à elle… Ses yeux avaient quitté le papier pour se noyer dans l’océan, et l’océan avait glissé sur ses joues durant de longues minutes.

Enfin, elle avait pensé à regarder l’objet tombé sur sa jupe : l'étrange oiseau avait étonné Agnès qui n’avait jamais vu de hibou. Il avait de gros yeux ronds dorés, de petites plumes finement ciselées, constellées de petites pierres blanches qui brillaient de mille éclats et conférait au bijou une apparence rare et précieuse. Mais Agnès, qui s’était toujours débattue pour survivre, ne savait pas s’émouvoir du beau. Elle avait pu, l’espace d’un instant s’émerveiller d’une fleur, d’un coucher de soleil, à travers les yeux d’Ingemund. C’était tout.

L’esprit pragmatique d’Agnès avait donc aussitôt envisagé une visite au chinois de la ville ; ce dernier achetait et revendait tout et n’importe quoi, du roudoudou à la poupée vaudou, elle en tirerait de quoi agrémenter quelque peu leur misérable vie.

Toute émotion réprimée, Agnès avait alors retrouvé ses choux, sa décision était prise, elle brulerait la lettre.

* Récipient en fer-blanc - très souvent une boite de conserve vidée et nettoyée donc le couvercle replié faisait office d'anse.

 

J'ai enfin réalisé ma première image avec l'intelligence artificielle ! 

La main n'est pas telle que je la voulais, j'ai encore des progrès à faire...

Le texte est bien de moi seule :)

Merci de tout cœur d'avoir pris le temps de me lire,

Je vous embrasse !

26 mai 2026

Des clés pour Lylou...

Aujourd'hui Lylou nous demande 

de porter notre regard sur des clés...

J'aurais voulu mettre en avant de jolies clés anciennes 

mais, même si je leur trouve beaucoup de charme,

je n'en ai pas... Même pas en photo !

Alors voici les clés de mes buffets...

 

 

Qui me sont précieuses parce que ces buffets 

renferment ma vaisselle et je dois vous avouer que je peux facilement 

craquer pour ce genre de choses...

Voilà pour mes plus jolies clés,

ma petite-fille Charlotte les aime beaucoup aussi, 

je suis obligée de les garder loin de ses mimines !

Autre clé, autre domaine...

La clé de sol

 

 

qui a été mon ''repère'' durant plusieurs années 

de chant choral au conservatoire de région.

Une expérience tellement enrichissante et merveilleuse !

Voilà, grâce à ces clés vous en savez un peu plus sur moi !

Je vous embrasse,

 

 

 

 

 

Publicité
1 mai 2026

Les plumes d'Asphodèle

Le rendez-vous mensuel des ''jeux de mots''

organisés par Soène.

Cette fois les mots qui doivent figurer dans le texte sont :

                MARIVAUDAGE   BIDOUILLAGE  APANAGE   MESSAGE   

SAGE  HERITAGE   PERSONNAGE  ADAGE

PAYSAGE   AGE.

Voici mon texte qui fait 588 mots :

C’était un curieux personnage, grand et maigre, le cheveu long en filasse, la barbe sauvage. Au fil des ans sa peau avait pris la couleur de l’écorce de cannelle et contrastait étrangement avec ses yeux bleus comme un ciel d’été. Il avait fini par se fondre dans le paysage de cette ile où la population, multicolore, ne faisait jamais de différence… On racontait quand même que cet homme sans âge parlait aux oiseaux, aux arbres et aux étoiles , que c’était une sorte de sage

Ingemund, c’était son prénom (ou son nom, on ne lui en connaissait pas d’autre et comme c’était difficile à prononcer, on l’appelait ‘’Imou’’) vivait chichement dans une cabane qu’il avait construite  de bric et de broc  à l’ombre des tamariniers séculaires. C’était un lieu charmant encombré de fleurs et de plantes de toutes sortes, de la fragile orchidée au flamboyant balisier en passant par la sauge et le thym. Un ruisseau courait non loin mêlant son chant à celui des oiseaux… Ce petit bout de forêt était devenu un merveilleux jardin grâce à Imou. Cette orgie de couleurs et de parfums apportait une note gaie dans ce petit monde un peu triste de dur labeur où l’on vivait souvent de bidouillages.

On le sait, la créativité est l’apanage des artistes mais à part cela, on ne savait pas grand-chose de celui qui chassait le tangue*, ramassait des zandettes* et cueillait des fruits pour se nourrir.

Si les hommes étaient un peu méfiants, les femmes quant à elles, craintives au départ mais tellement curieuses, avait fini par l’aborder, lui parler, créer des liens… Ainsi donc elles le visitaient régulièrement, le consultaient souvent, sollicitaient son avis sur beaucoup de choses… Cet homme, qui connaissait les plantes et leurs vertus, excellait  dans l’art du marivaudage, les recevait comme des reines, leur offrant fruits et breuvages qu’elles consommaient avec gourmandise sans jamais se poser de questions. Lorsqu’elle rentraient chez elles le feu aux joues, toutes empreintes d’un nouvel élan, les maris loin de s’alarmer, se trouvaient au contraire fort reconnaissants et Ingemund se trouvait parfois gratifié d’une volaille ou d’un sac de riz dont la provenance restait inconnue…

Agnès, la ‘’vieille fille’’ n’était pas la plus aimée du village, elle était paresseuse et ''fourre nez'', un jour elle avait raconté à qui voulait l’entendre qu’Ingemund ‘’attendait un important héritage et que contrairement à l’adage, la fortune arrive aussi à ceux qui restent les bras croisés’’ ! Là-dessus ses visites au sage étaient devenues plus fréquentes et plus longues… Sans doute mangeait-elle aussi beaucoup de fruits car l’on n’avait pas manqué de voir son ventre s’arrondir et lorsqu’on la questionnait elle disait avoir des ballonnements.

Mais un doute naissait au village : le sage l’était-il vraiment ?

Un jour pourtant un message arriva pour monsieur Ingemund ‘’quelque chose’’ (que personne ne comprit). Le porteur avait une allure et une  élégance qu’on avait jamais vu et l’on pensa tout de suite à l’héritage. Agnès alors pris le temps de parcourir le village et raconter à qui voulait l’entendre qu’elle allait être riche, mais elle prit trop de temps sans doute, alourdie par son aérophagie, car de retour à la cabane, le sage avait disparu.

L’enfant fut baptisé Imou, il grandit dans un magnifique jardin tropical, entouré et choyé par sa mère et les femmes du village et parfois une volaille ou un sac de riz, venus de Dieu sait où, agrémentait le quotidien. Imou parla tôt, charmant son entourage. On le savait, un jour un homme viendrait porteur d’un message…

 

*Le tangue est un petit mammifère qui ressemble à un hérisson. Beaucoup de créoles en sont friands tout comme des zandettes qui sont les larves d'insectes xylophages, les longicornes. Je n'en ai jamais mangé, par contre je mange volontiers une friture de guêpes 

J'espère que vous aurez aimé mon petit texte. Vos messages sont toujours mon moteur !

Je vous embrasse et vous souhaite un joyeux 1er mai !

 

28 avril 2026

Notre regard sur les couleurs du printemps !

C'est le thème proposé par Lylou 

dans le cadre des ''mardis de la déco''.

Lylou nous demande aujourd'hui de porter notre regard

sur les couleurs douces d'une saison qui enchante vos blogs,

une saison que je ne connais pas vraiment

car elle n'existe pas chez moi...

Ici, il y a des fleurs toute l'année et les arbres ne perdent pas leur feuillage.

Nous avons une saison chaude et humide, l'été, qui va de novembre à avril

et l'hiver, saison fraiche et sèche qui va de mai à octobre.

S'il existait chez nous le printemps serait cette courte période avant l'été 

où les jours rallongent, l'air est plus doux, la végétation resplendit : 

octobre - novembre.

Je propose donc quelques photos de mon printemps

ou je devrais dire de mes printemps passés...

Le cardinal qui rougit à la saison des amours  

 

Le ''zoizo blanc'' qui prépare son nid...

Et cette dernière que j'aime beaucoup

car je suis avec mon fidèle Blitz dans le jardin de l'ancienne maison,

il y a plusieurs années...

N'hésitez pas à visiter le magnifique blog de Lylou, décoratrice de talent !

Je vous embrasse et vous souhaite une belle semaine !

 

 

3 avril 2026

Les plumes d'Asphodèle chez Soène...

Pour cette fois les mots proposés sont :

Entourloupette - mouflet - camionnette - marionnette  - coquette -

freluquet - couette - silhouette - cagette - savonnette et gringalet.

et le texte doit faire 600 mots maximum.

Vous pourrez en savoir plus chez Soène où vous trouverez aussi le liens des participants.

Voici donc pour ceux qui ont un peu de temps et de courage, ma participation (409 mots)

A la fête du village on ne voyait qu’elle, la belle Marie, coquette jusqu’au bout des ongles, la poitrine généreuse, la silhouette élancée, elle ne passait pas inaperçue. Tous les gars du village étaient là à chaque fois que Marie se pointait à la fête et tous s’arrangeaient pour la croiser une ou plusieurs fois… Marie aux yeux de biche sentait toujours bon la savonnette !

Tonio le montreur de marionnettes en était fou amoureux depuis belle lurette. Il rêvait de l’emmener faire un tour dans sa camionnette mais n’avait jamais osé l’aborder.

Robert était un jeune freluquet qui ne manquait pas d’air, lunette de soleil, casquette à l’envers, il voulait juste lui, l’entrainer sous sa couette et avait tenté sa chance plusieurs fois mais la belle l’avait envoyé promener.

Un jour qu’il s’était montré plus entreprenant, Marie,  que tout le monde savait gentille et aimable, lui avait sorti quelques savoureux jurons, et le Robert vexé de se faire houspiller avait commencé à vociférer.

Tonio alerté par les éclats de voix  avait aussitôt  lâché  Pierrot et Colombine pour venir au secours de la belle et du mouflet qui lui tenait les jupons. L’enfant, qui avait grandi invisible et muet dans l’ombre de sa mère s’était mis à pleurer à plein poumons.

Lorsque Tonio, qui n’était pas un gringalet avait pris Robert par le col et l’avait soulevé de terre , Marie avait eu l’impression de le voir pour la première fois, quelque chose en elle s’était ému de la force de cet homme aux bras musclés…

- La demoiselle n’aime pas les entourloupettes avait-il dit d’une voix forte, désormais tu vas la laisser tranquille !

Le Robert, à moitié étranglé, avait couiné son accord et s’était enfuit en courant, Tonio avait alors tourné vers Marie un regard si doux et protecteur que la belle s’était sentie fondre… Et lorsqu’il avait pris dans ses bras le petit qui tentait vainement de se cacher derrière des cagettes empilées et lui avait essuyé les yeux de son mouchoir, Marie avait senti son cœur déborder d’amour…

Tonio avait alors senti que le moment était venu, qu’il devait saisir sa chance :

- Marie, avait-il dit, je voudrais te montrer ma camionnette… Elle a trois places ! avait-il aussitôt rajouté  comme pour prouver que ses intentions étaient louables.

Pour toute réponse Marie lui avait pris le bras en souriant. Et le mouflet dans les bras forts avait tout à coup regardé le monde d’en haut.

 

Il fait enfin un peu moins chaud sur mon île...

Je vous souhaite un... 

 

24 mars 2026

Nos habitudes de lecture...

C'est bien modestement que je participe au

''Mardi de la déco'' de LylouAnne.

qui est une passionnée de décoration et dont le blog regorge de merveilles !

Le thème de ce mardi est :

Nos habitudes de lecture

C'est le livre que je lis en ce moment  ''Au temps des tsars" de Tatiana Botkine.

Pour dire vrai, je lis surtout le soir dans mon lit, autant avouer

que je ne le terminerai pas de sitôt !

Mais les très rares fois où j'ai un peu de temps,

j'aime m'installer sous le manguier du jardin avec un petit goûter...

Pour Lylou je me suis amusée à quelques mises en scène simples 

avec quelques-uns de mes ''précieux'' vieux livres...

 

Acheté chez un bouquiniste à Paris il y a bien longtemps. 

C'est aussi le premier film que j'ai vu au cinéma, j'avais 15 ans...

 

 

Et qui dit lecture dit peut-être aussi marque-pages,

je n'y résiste pas....

 

A propos du livre que je lis en ce moment....

Il appartenait à ma mère et il est dans ma bibliothèque depuis bien longtemps, 

comme beaucoup de livres que je n'ai pas encore lus...

 

Vous aussi je vous lis toujours avec plaisir !

Merci de vos passages dans mon univers.

 

17 mars 2026

''Mon'' volcan...

Devant moi, à quelques centaines de mètres à vol d'oiseau,

après la ravine et les champs de cannes qui ondulent sous la brise

la mer a pris une teinte plus sombre tandis que quelques jolis nuages

forment une dentelle au-dessus de la ligne d'horizon.

tout est calme, il va bientôt faire nuit.

A une trentaine de kilomètres à ma gauche,

la lave en fusion s'est à présent glissée dans la mer sauvage

et le spectacle, le soir venu, devient grandiose.

Les curieux arrivent en masse prêts à braver toutes les interdictions,

tous les dangers, pour aller au plus prêt faire une photo.

Je me contente du ballet incessant des hélicoptères,  

de quelques rares nuages de fumée qui s'étirent devant ma fenêtre 

et de cette vague odeur de souffre que l'on sent parfois au petit matin.

Mais bien sûr je suis émue devant les images que je vois passer.

C'est toujours une fête de voir la lave descendre les Grandes Pentes,

Une fête quand la lave rejoint la mer.

Certains d'entre vous m'ont demandé si ce n'était pas trop inquiétant.

Non, je crois que nous sommes rassurés de voir notre volcan 

continuer son activité, ce sont ses silences qui nous inquiètent...

Tout comme moi, vous avez dû voir de très belles images à la télé

Je vous en rajoute quelques-unes via le lien qui précède

puis deux photos de mon fils, suivies par des photos du site de Réunion La 1ère.

 

 

 

 

Je vous souhaite une agréable soirée,

Merci de vos commentaires qui me font toujours un immense plaisir !

 

Publicité
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>
Mon îlot soleil
Publicité
Mon îlot soleil
Publicité
Derniers commentaires
Newsletter
Publicité