Un petit port sauvage
Une pointe de lave noire et déchiquetée
se targue d'être le cap le plus austral de tous les départements français
et même, le cap le plus au sud de tout !
Là, une faille naturelle dans le basalte noir
a donné naissance à la "Marine Langevin"
En 1801, Bory de Saint-Vincent décrivait ainsi ce petit port :
''On a profité d'un écartement pratiqué par la nature entre les rochers volcaniques,
pour former un petit débarcadère, à l'aide duquel on lance les pirogues à la mer.
On les en retire au moyen de deux pièces mobiles
amarrées par un palan sur une troisième pièce plus forte,
que l'on peut baisser et hisser à volonté''
Texte et dessin sont extraits du livre de Catherine Lavaux "Du battant des lames aux sommets des montagnes"
Ces systèmes mécaniques n'ont jamais duré très longtemps face à la mer sauvage !
Aujourd'hui les pêcheurs remontent leurs barques à la force des bras,
exercice périlleux qui demande une bonne forme physique et beaucoup de concentration.
(J'ai récupéré la photo ci-dessous sur le web)
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Lorsque la houle est trop forte,
les pêcheurs rentrent au port de Saint-Philippe,
un peu plus loin.
Tournée vers le débarcadère, Notre-Dame du Bon Port,
porte son regard bienveillant sur les valeureux travailleurs de la mer.
Mes photos on été prises à des dates différentes, sous des lumières différentes.
C'est un endroit que j'aime faire découvrir...
La puissance des vagues s'engouffrant dans les failles offre un spectacle saisissant de beauté...
Bien que captivant, le spectacle peut être dangereux
et les pêcheurs n'hésitent parfois pas
à réprimander les personnes imprudentes !
Je vous souhaite une belle semaine, je vous embrasse !
